Ça y est, c’est ton tour, valeureux pêcheur !
Tu as sagement laissé passer la cohue de l’ouverture
quasi-nationale du brochet pour focaliser ta traque la semaine suivante. Ha
non ? Tu n’as pas attendu ? Tu t’es précipité au bord de l’eau comme
le diarrhéique court fébrilement vers la porte, à droite au fond du
couloir ?
As-tu bien estimé les risques encourus ?
Ô combien de pêcamoux (pêcheur(s) de carnassiers à la
mouche, ça pête, hein ?) l’ont amèrement regretté. Que d’infortunes
attendent l’imprudent !
Il est grand temps de te remémorer les préceptes intemporels
avant de commettre l’irréparable. Ne les considère pas comme pécadille,
sinon...
... Un jour les doigts tu t’en mordras...
Le vieux petit homme vert avec les grandes oreilles bizarres aurait pu le dire si il y avait eu un peu plus d'eau avec quelques poissons sur Tatooine.
Encore que.. ça, pour faire le malin à soulever un vaisseau spatial par la pensée,y'a du monde!
Mais pour réussir son année de pêche... Moins le malin il fera...
Cette année brocomouchesque, les préceptes suivants tu suivras:
Ta checklist avant de partir tu feras :
Ha! Combien de parties de pêche avortées à cause du moulinet oublié sur un coin de table ou de la soie ad hoc restée dans un tiroir. A deux fois tu t'y reprendras! Ton matériel tu inspecteras et tout dans le coffre de la voiture tu recompteras.
Soyons clairs, nets et précis: ne faites pas comme moi: laisser deux cannes avec les moulins posés sur une caisse avec le chest-pack et les waders par terre sur la route, derrière la voiture et faire 20 bornes avant de s'en rendre compte!
Non, vraiment, ça crains.
Léger tu voyageras :
L'avantage théorique de la pêche itinérante est la légèreté du matériel emporté.
Je dis bien théorique si l'on excepte les avantageuses poitrines rebondies par les poches de gilets de wading remplies de boites de mouches des truitopalmeurs qui pèsent lourdement sur leur frêles épaules.
Le gain de poids, pour moi qui suis gaulé comme une asperge de vigne, est primordial et tend à une épuration matérielle quasi-conceptuelle :
De chaussants adéquats tu te muniras :
Pour la traque à pied, je préconise le port du wader, s'il est justifié par la couche isolante qu'il représente en hiver (néoprène) ou au printemps, le respirant me semblant réservé au wadding avant les températures d'été.
Sinon, les cuissardes suffisent généralement à passer les ronces, entrer dans l'eau lors d'un accrochage -presque- rivulaire ou épuiser un bec récalcitrant.
Hormis lorsqu'il y a trop de vase, le short et les vieilles chaussures de rando de chez Adonf'' représente la meilleure tenue estivale du brocopalmeur.
...Le voilà chaussé...enfin presque. Petite précision, mais qui a son importance: la semelle.
Choisir son type de semelle est important. crantée, feutre ou mixte (avec ou sans clous), y'en a pour tout les goûts, mais aussi pour tous les terrains.
Ainsi, je vous conseille d'éviter les crantées sur les cailloux du Morvan, ou de marcher avec prudence, ils sont tellement glissants dans l'eau qu'un faux pas peut vous conduire à l'accident, rare, mais accident quand-même. L'index et le majeur de ma main droite, retournés sur une chute dans la précipitation en sont les témoins. J'ai perdu quasi toute possibilité de pression importante (tenir une canne une journée entière est très douloureux) et l'inflammation est constante depuis l'accident. Pas glop.
Je laisse à l'appréciation du lecteur-pêcheur le choix des épaisseurs de tissus empilées selon la température ambiante, cela va de soi.
Passons au rangement, en faisant l'impasse sur certains accessoires dont je parlerai plus après :Chest-pack, gilet ou sac à dos / banane.., il est important qu'il ne constitue pas une charge importante.
Minimalistes et suffisants ta liste de matos sera:
Personnellement, je suis passé du sac à dos (10 litres) au chest-pack pour les rangements ventraux.
Pour une partie de pêche, pas besoin d'emporter toute votre panoplie de streamers plongeants, flottants, etc..., il y aura toujours celui qui aurait marché qui manquera et ceux qui ne marchent pas en trop. Une trousse avec une vingtaine d'oriflammes à porter constitue déjà une bonne moyenne. 2 bobines de fluorocarbone (corps de ligne et bas de ligne), une paire de ciseaux, des émerillons, une pince à clamper( loooooooooongue!), un mètre (optionnel), un briquet un bout de pierre à afûter et un moulin de rechange avec une soie de densité différente si le parcours le justifie ET C'EST TOUT, enfin, tout pour moi.Libre à vous de plus vous charger, mais je pense que la traque du brochet à la mouche nécessite de battre du terrain, de fouetter avec des cannes lourdes, donc autant ne pas trop charger la mule...
(à suivre)
Passons au rangement, en faisant l'impasse sur certains accessoires dont je parlerai plus après :Chest-pack, gilet ou sac à dos / banane.., il est important qu'il ne constitue pas une charge importante.
Minimalistes et suffisants ta liste de matos sera:
Personnellement, je suis passé du sac à dos (10 litres) au chest-pack pour les rangements ventraux.
Pour une partie de pêche, pas besoin d'emporter toute votre panoplie de streamers plongeants, flottants, etc..., il y aura toujours celui qui aurait marché qui manquera et ceux qui ne marchent pas en trop. Une trousse avec une vingtaine d'oriflammes à porter constitue déjà une bonne moyenne. 2 bobines de fluorocarbone (corps de ligne et bas de ligne), une paire de ciseaux, des émerillons, une pince à clamper( loooooooooongue!), un mètre (optionnel), un briquet un bout de pierre à afûter et un moulin de rechange avec une soie de densité différente si le parcours le justifie ET C'EST TOUT, enfin, tout pour moi.Libre à vous de plus vous charger, mais je pense que la traque du brochet à la mouche nécessite de battre du terrain, de fouetter avec des cannes lourdes, donc autant ne pas trop charger la mule...
(à suivre)

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